Le visa vacances-travail

Puisqu’il faut commencer par quelque chose, essayons un sujet bateau : l’obtention du visa pour le PVT (Programme Vacances-Travail ou Working Holidays Visa pour les franglophones).

Pour faire court, il s’agit d’un petit papier collé dans le passeport qui permet de passer 1 an sur le territoire japonais et d’y travailler à mi-temps pour subvenir à ses besoins.

Notez qu’on peut en faire la demande jusqu’à la veille du jour anniversaire des 31 ans, mais je ne vais pas rentrer dans les détails de la paperasse, tout est très bien expliqué sur le site de l’ambassade. Pour moi en tout cas, ce fût suffisant.
Un gros point positif pour ceux qui seraient amené à faire leur demande, c’est que le quota pour le PVT Japon est de 1500 places et qu’il n’est jamais atteint (j’avais lu que ça oscillait entre 500 et 600 PVTistes en partance pour le Japon chaque années, mais je n’ai pas retrouvé la source) : il y a donc de la place pour tout le monde et si votre dossier tient la route, vous aurez votre visa à coup sûr.

Pour faire part de mon expérience personnelle à l’Ambassade du Japon à Paris, arrivé sur place -sans rendez-vous- après avoir donné mon passeport à l’accueil j’ai été dirigé vers le guichet d’une employée française qui semblait être chargée de faire le tri des dossiers.
Je l’ai vue renvoyer chez lui un mec avant moi, limite méchante, parce qu’il ne disposait pas de la somme attendue, malgré ses suppliques pour lui prouver qu’il était super motivé et qu’il trouverait du travail facilement grâce à ses contacts. Pour deux autres personnes après lui en revanche, ça s’est plutôt bien passé puisqu’ils avaient l’air nettement mieux préparés.
Est venu mon tour : mon programme était plutôt détaillé (tourisme et travail), mais compte tenu du fait que je disposais d’une somme importante, elle m’a fait comprendre qu’il serait « inutile » (sérieux? :/) de travailler autant, et m’a carrément fait réécrire mon programme vite fait sur le côté pour que je vire le plus de taf possible de mes prévisions. Pour ce qui est de la lettre, elle y a jeté un coup d’œil plus que rapide, tout comme le reste, et puis elle s’est éclipsée une dizaine de minutes avec mon dossier.
A son retour elle m’a confirmé que c’était bon pour le visa, puis m’a fixé une date de retrait deux jours plus tard.

Et voilà c’était réglé:

Le Graal.

Le Graal.

J’admets avoir été surpris que cela se passe comme ça, et bien que le processus de décision soit aujourd’hui encore obscur pour moi, mon avis est qu’une réponse affirmative dépend d’un programme en adéquation avec vos économies, tout en s’assurant de ne pas se montrer sous l’angle d’un rêveur niais qui adore le Japon parce qu’il a vu tous les Naruto et qu’il est fan d’Arashi.

Alors selon moi pas la peine de trop se creuser la tête, étant donné que les deux éléments les plus importants du dossier sont de toute évidence le programme de séjour et le relevé bancaire, il suffit simplement de faire preuve de logique et d’un zest de cynisme :

Ton relevé bancaire est blindé -> tu montres que tu as été économe pour ce voyage -> ta motivation est prouvée, le reste (programme, lettre) n’a que très peu d’importance => Un simple parcours classique de touriste (Tokyo/Kyoto/Osaka) agrémenté d’un petit emploi à mi-temps dans un resto français de Kagurazaka devraient amplement suffire à les convaincre.

Ton relevé bancaire est limite -> tu sèmes le doute dans l’esprit de l’ambassade sur ta motivation -> il va falloir que ton programme donne l’impression de savoir où tu mets les pieds, notamment en prouvant que tu sauras subsister par toi même sur place => Il sera obligatoire de bien te renseigner sur les coûts de la vie, les offres d’emplois a dispo pour un gaijin (oubliez prof de français/woofing, tout le monde a la même idée, et c’est clairement pas convaincant pour l’ambassade), les revenus potentiellement accessibles. Bref, faites chauffer Google et sortez la calculatrice.
Si vous voulez quelques conseils au sujet des recherches à faire, faudra m’envoyer un email.

Tout ça pour confirmer que seul l’argent semble vraiment compter dans ce cas; Le premier refroidisseur japonais d’une longue série pour nos petits cœurs romantiques idéalistes.
Il ne faut pas leur en vouloir, ils ne veulent probablement pas se retrouver avec des illuminés venus à l’arrache qui se retrouveraient à arpenter les rues de Roppongi pour rabattre les autres touristes, qui eux auraient de l’argent à dépenser dans les coins miteux du quartier.
Quelque part, on pourrait même espérer qu’ils fassent ça pour notre bien.

Bonne chance aux intéressés !

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